Outre-Atlantique, les grandes chaînes publiques américaines aiment s’emparer de figures littéraires européennes pour construire leurs séries policières, et Maigret s’inscrit dans cette tradition. Produite pour le diffuseur PBS, connu pour ses programmes dramatiques d’inspiration britannique et européenne, la série reprend le personnage du commissaire créé par Georges Simenon et le transpose dans une fiction anglophone. Ce choix de production place Maigret aux côtés d’autres adaptations littéraires policières prisées par ce type de diffuseur, davantage tourné vers le drame de qualité que vers le grand divertissement populaire.
Qui incarne le commissaire Maigret dans la série ?
Le rôle-titre est confié à Benjamin Wainwright, qui prête ses traits au commissaire Jules Maigret. À ses côtés, Stefanie Martini interprète Madame Louise Maigret, son épouse. L’équipe qui entoure le commissaire dans ses enquêtes est composée de plusieurs personnages récurrents : Karim Lapointe, joué par Reda Elazouar, Joseph Torrence, incarné par Blake Harrison, ou encore Berthe Janvier, sous les traits de Shaniqua Okwok. Nathalie Armin campe pour sa part la procureure Mathilde Kernavel, tandis que Robert Kazinsky et Kerrie Hayes complètent la distribution.
Une série policière et dramatique en une saison
Maigret appartient au genre policier, avec une tonalité dramatique et une dimension de mystère assumée au fil des épisodes. Chaque épisode dure environ une heure, un format classique pour ce type de fiction procédurale. La série compte à ce jour une saison, dont le déroulement suit les enquêtes menées par le commissaire et son équipe dans un cadre qui reste fidèle à l’esprit des romans de Simenon, sans pour autant en reprendre l’ancrage parisien historique de manière littérale.
Pour les téléspectateurs français qui découvrent cette version de Maigret, l’intérêt réside justement dans ce regard américain porté sur un personnage profondément associé à la littérature et à la télévision françaises. La série offre ainsi une lecture différente d’une figure du polar, portée par un casting anglophone et une production pensée pour un public habitué aux codes du drame policier tel qu’on le conçoit sur les chaînes publiques américaines.